La majorité des gens détestent les perce-oreilles. Il faut dire que dans leur cas, leur nom n’aide pas. Le nom perce-oreille provient d’une vieille superstition qui veut que ceux-ci pénètrent dans les oreilles des gens pour y manger leur cerveau. Heureusement, cela est complètement faux! Malgré leurs pinces au bout de leur abdomen, qui peuvent être quelque peu intimidantes, les perce-oreilles sont inoffensifs pour les humains. Ils s’en servent principalement comme moyen de défense contre de petits prédateurs, pour attraper des proies ou pour tenir la femelle lors de l’accouplement. L’espèce la plus commune est le perce-oreille Européen : Forficula auricularia de la famille Forficulidae. Cette espèce fût introduite accidentellement en Amérique du Nord au début des années 1900. Même si, à l’occasion ils peuvent se nourrir de feuilles, de fleurs, de fruits ou de légumes de jardin, les perce-oreilles peuvent aussi nous être utiles car ils se régalent également de pucerons, d’œufs et de larves d’insectes ou de matière en décomposition.
Si malgré tout, les perce-oreilles semblent causer plus de dommages que de bien à votre jardin, vous pouvez réduire leur population en les attirant avec des pièges. Sachant que le perce-oreille se cache avant la tombée du jour dans des endroits sombres et humides, il suffit d’un peu d’imagination pour les piéger. Par exemple, une chaudière remplie de papier journal humide peut être installée le soir, là où vous soupçonnez leur présence. Les perce-oreilles sont également attirés par l’huile de poisson. Des boîtes de sardines ou de thon (vide, mais non rincées) peuvent être placées à divers endroits dans le jardin. Si vos appâts à base d’huile de poisson semblent attirer tous les chats de votre quartier, de l’huile végétale dans un fond de petite boîte de conserve peut aussi bien fonctionner ! Il est important de vérifier les pièges le matin et de vous débarrasser des perce-oreilles s’ils sont encore vivants (en utilisant de l’eau savonneuse, eau bouillante ou simplement en les écrasant).
Un dernier point intéressant concernant les perce-oreilles est le côté maternel très développé des femelles, un comportement très rare chez les insectes non sociaux. Les femelles prennent bien soin de nettoyer leurs œufs et de les protéger des prédateurs. Elles s’occupent aussi des jeunes larves pendant les premières semaines de leur vie.