La plupart des jardiniers ont déjà eu à se battre contre une infestation de pucerons sur leurs fleurs, fruits ou légumes de jardin. On retrouve ces minuscules insectes agglutinés en grappes sur les plantes (en particulier sur les jeunes pousses), causant l’affaiblissement de la plante, la déformation, l’enroulement ou la chute des feuilles. De plus, les pucerons peuvent transmettre des maladies virales aux plantes par leur piqûre (avec leur rostre). C’est l’attroupement de pucerons qui est un problème, car un puceron seul sur une plante ne causerait pas de dommages importants à la plante. Par contre ces petits insectes peuvent se reproduire à une vitesse phénoménale et envahir les tiges ou les feuilles d’une très grande variété de plantes (annuelles et vivaces, arbres, arbustes et conifères) sans que l’on ne se soit aperçu de rien. Les pucerons se nourrissent de la sève en introduisant leur rostre dans le tissu des plantes. Ils peuvent s’attaquer aux tiges, aux feuilles (souvent en dessous) ou aux racines de celles-ci.
Le surplus de sève est rejeté par leur anus sous forme de dépôt collant appelé miellat. De plus, ce dépôt peut entraîner la formation d’un champignon noir appelé fumagine. Les fourmis raffolent du miellat (la reine fourmi du film « Une Vie de Bestiole, Disney/Pixar, 1998 » se promène d’ailleurs toujours avec « son » puceron, se nourrissant du miellat sécrété par son … anus). Les fourmis vont même aller jusqu'à protéger les pucerons des petits prédateurs pour s’assurer un approvisionnement continu en miellat. Heureusement, les pucerons ont plusieurs ennemis naturels, par exemple les coccinelles, chrysopes, syrphides, perce-oreilles et braconides qui réussissent, malgré la présence des fourmis, à manger ou à parasiter les pucerons. Il est donc important d’encourager leur présence dans les jardins.
Si la présence des ennemis naturels n’est pas suffisante pour contrôler une infestation de pucerons, dans ce cas, vous pouvez diminuer leur nombre en coupant et en détruisant les branches très infestées. Vous pouvez également diminuer le nombre de pucerons en arrosant les plants d’un jet d’eau puissant, ou en frottant d’un linge mouillé les branches infestées (lorsqu’il y a peu de plants à traiter). En dernier recours, les savons insecticides et les huiles de dormance (voir section "méthodes de contrôle") peuvent être efficaces si les autres méthodes ont échoué. Par mesure de prévention contre l’infestation de pucerons, il est recommandé de ne pas trop fertiliser les plantes et d’éviter les fertilisants chimiques à action rapide, spécialement ceux qui sont riches en azote et qui favorisent la croissance rapide des pousses, attirant ainsi les pucerons. Une observation régulière des plantes de jardin permet une intervention rapide et pourrait prévenir les problèmes de pucerons.