On remarque à l’occasion des porte-queues avec une queue (parfois deux) en moins. Ces petites projections, au bas de chacune de leurs ailes postérieures, se brisent facilement lorsqu’elles restent coincées (dans un bec d’oiseau par exemple). Donc, un porte-queue « sans queue » est un papillon qui a réussit à s’échapper d’une situation qui aurait pu lui être fatale.
Le papillon du céleri est un porte-queue très commun dans les jardins de l’est de l’Amérique du Nord. Celui-ci est spécialement fréquent dans les jardins ou l’on cultive le persil, carotte, panais, céleri ou autres plantes de la famille apiacée (ombellifères). La femelle de ce papillon pond uniquement sur ces plantes qui servent d’unique source de nourriture pour les chenilles. En anglais, on les appelle « parsley worms » (vers du persil).
Le papillon tigré du Canada (Papilio canadensis) est un très beau porte-queue jaune et noir (photo ci-haut). On l’aperçoit plus fréquemment dans les boisés que dans les jardins, car les chenilles se nourrissent sur les feuilles d’arbres (saules, cerisiers, peupliers et frênes).