Le perceur de l’iris est en fait la chenille d’un papillon (une noctuelle). La femelle de ce dernier pond ses œufs à l’automne sur les feuilles d’iris ou dans les débris végétaux, près de l’emplacement des plants. Au printemps suivant, les œufs éclosent et les larves (ou chenilles) pénètrent à l’intérieur des feuilles émergeantes. Les larves commencent par se nourrir dans les feuilles pour ensuite se diriger vers les rhizomes pour y creuser des galeries. Elles atteignent leur maturité vers le milieu de l’été, généralement en juillet. À ce moment, elles migrent dans le sol pour se transformer en chrysalide.
On peut réduire les dommages causés par le perceur de l’iris en coupant à l’automne, ou très tôt au printemps, tous les feuillages des vieux plants d’iris. Ceci permettra d’éliminer les œufs qui pourraient y avoir été pondus. Les feuilles devraient être détruites et non enfouies ou compostées. Il est également important d’enlever les débris végétaux autour des iris pour éliminer les autres sites favorables à la ponte. Tôt au printemps, prêtez attention aux nouvelles pousses afin de détecter la présence de jeunes larves s’apprêtant à pénétrer les feuilles. À ce moment, les perceurs de l’iris sont petits et vous pouvez donc les écraser avec vos doigts. Il est recommandé de disperser vos iris et de les diviser régulièrement (aux 3 ans) pour éviter que les perceurs se propagent à l’intérieur d’un même rhizome. Vous pouvez déterrer et détruire les plants atteints. Si vous préférez les garder, assurez-vous d’éliminer toutes les larves (perceurs de l’iris) et de garder uniquement les parties saines: sans larve et sans pourriture.